
Châtenay-Malabry occupe le sud des Hauts-de-Seine, sur le coteau qui domine la vallée de la Bièvre. La ville a la particularité d'être largement boisée : la forêt de Verrières la borde, et les parcs occupent une part importante de son territoire. C'est ce qui frappe d'abord, à quelques kilomètres de Paris.
Le site est occupé dès l'époque gallo-romaine. Au Moyen Âge, Châtenay est un village agricole et viticole, dépendant en partie de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés. Le 10-septième et le 10-huitième siècles y installent des résidences aristocratiques, attirées par la proximité de Paris et la qualité du site.
Le 10-neuvième siècle apporte le chemin de fer et l'urbanisation ; le vingtième, la cité-jardin de la Butte-Rouge, construite à partir des années 1930, l'un des ensembles les plus remarquables de l'urbanisme social français, aujourd'hui au cœur d'un débat sur sa rénovation et sa préservation.
C'est le lieu qui donne son identité à la commune. Chateaubriand y achète en 1807 une propriété où il écrit une partie des Mémoires d'outre-tombe, et où il plante lui-même des arbres rapportés de ses voyages. La maison est aujourd'hui un musée départemental, entourée d'un parc ouvert au public.
À côté, l'arboretum de la Vallée-aux-Loups conserve une collection d'essences rares, dont un ensemble de conifères remarquable et un bois de bambous. L'ancienne pépinière Croux, spécialisée au 10-neuvième siècle dans les arbres d'ornement, est à l'origine de ce patrimoine végétal.
Un autre nom est attaché à la commune : Voltaire, qui séjourna au château de Sceaux voisin, et Chateaubriand encore, dont l'ombre plane sur toute la promenade.
La commune a longtemps abrité la faculté de pharmacie de l'université Paris-Sud, dont le départ a libéré un vaste terrain aujourd'hui reconverti en quartier neuf. L'École centrale, elle, a rejoint le plateau de Saclay. Ce mouvement a transformé la ville : moins d'étudiants, davantage de logements familiaux, et une opération d'aménagement de grande ampleur sur l'ancien site universitaire.
Châtenay-Malabry n'a pas de gare sur son territoire : le RER B se prend à Robinson, à Sceaux ou à Fontenay-aux-Roses, selon le quartier. Le tramway T10, mis en service ces dernières années entre Antony et Clamart, dessert directement la commune et a changé les trajets internes au sud des Hauts-de-Seine. L'autoroute A86 passe au nord, la nationale 20 à l'est.
C'est le point faible historique de la ville, et celui sur lequel le plus de progrès ont été faits récemment.
Le tissu urbain est très contrasté : pavillonnaire dans les hauteurs, collectif dans la cité-jardin, neuf sur les opérations récentes. Les prix de l'immobilier s'échelonnent en conséquence, et restent inférieurs à ceux des communes voisines mieux desservies par le RER.
Les équipements sont nombreux, théâtre, conservatoire, médiathèque, piscine, et la vie associative dense. Pour le reste, ce que les habitants citent en premier n'est aucun de ces équipements : c'est la possibilité de marcher une heure sous les arbres sans sortir de la commune.